COMMENT TENIR UN STYLO . (Ou l'histoire d'un suicide)

COMMENT TENIR UN STYLO . (Ou l'histoire d'un suicide)
Why my sadness can't be fight?

Why do you look through myself and have no reactions?

Should I be more strange?

Am I not enough strange?

I don't know... You are my mirror...

I will listen to you, just you.

You are the song, which sing inside my head.

You possess me. I hope you love that.

Because you have no choice .
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# Posté le lundi 14 août 2006 19:21

Mardi 26 octobre

Mardi 26 octobre
Défoncée, dégagée, tuée, suici...Suicidée...SUICIDEE !!! Etouffée, éteinte, détruite, déchirée, épuisée, ruinée, fatiguée, anéantie, égorgée, abattue, décimée, assassinée, exécutée (sur la place publique ? ou presque), massacrée, occis (joli mot, non ?), supprimée, trucidée (mon préféré ! d'après le dictionnaire : s'emploie par plaisanterie).

Avalanche de mots, plus faux les uns que les autres.Pleins dans ma tête, je les sens, je les ressens... Je ne sais plus où j'en suis, je bats des ailes à travers ce vide, et m'en vient encore un : clashée.

Je ne sais pas trop à quoi il sert, mais il sonne bien, comme un clash ! Bam ! Boum ! Et on se relève, on compose et on dispose ! Trop vibrant ! Un peu trop vivant... Non. Il ne me va pas.

J'ouvre grand les bras, je bombe la poitrine, j'inspire un bon coup et j'expulse. Expulsons tout ce fatras inutile, et concentrons nous...

(Vide)


-Striée.
-Strie (n.f. du latin stria) : Chacun des petits sillons parallèles entre eux : Les stries d'une coquille
-Strié, e adj. : Dont la surface présente des stries. (lumineux n'est ce pas ?)

Regardons encore...

Se dit d'une lame, bla bla bla, une succession ininterrompue d'ondulations.
-organes striés : présentant une striation : arrangement de stries.

Comme ma vie.

Mon corps est strié, laminé, éparpillé.
Mon moi aussi. Mais mon esprit, c'est une lame, une lame vibrant au son des ondulations, comme une vie, comme la mienne.
# Posté le lundi 14 août 2006 19:29

Mercredi 27 octobre 00h11

Mercredi 27 octobre 00h11
J'ai passé la soirée à réfléchir... Réfléchir à quoi? Je ne sais pas exactement...

A ce que j'étais, à ce que j'avais été, avais fait, avais pensé, senti... Puis j'ai tenté de me rappeler...

je suis née le 15 octobre 1988 paraît il, je ne peux évidemment, pas l'affirmer, je ne me souviens pas l'avoir vécu... Je sais que l'on me nomme Eavy, c'est un peu étrange n'est ce pas? En y réfléchissant un peu, je me suis rendue compte, que c'était un mélange de Evil, Heaven, hell... Pourquoi? Pour me montrer que j'aurais toujours le choix? Que la vie ce n'est pas tout blanc ou tout noir ?

Je me rappelle, c'est mon premier souvenir, quelque chose d'insignifiant: J'avais 3 ans (je sais, la mémoire remonte rarement au delà de 4 ans...), je marchais dans une rue sombre, sentant le froid sur mes petites joues rondes, les mains couvertes de sang, je ne comprenais rien... Je me revois encore, portant la robe violette que... Que qui m'avait faite? Ma mère... Où est elle ? De quoi est ce que je parlais?...

Merde! J'ai encore perdu le fil... C'est étonnant avec quelle facilité les choses reviennent et repartent...

Maintenant c'est un autre flash, beaucoup plus lointain, pourtant plus récent, j'avais quel âge, 12 ans? 13 ans? J'étais rousse à l'époque, j'adorais me colorer les cheveux avec toutes sortes de produits trouvés par ci par là, parfois volés, parfois achetés... Mais ce n'est pas cela qui me revient ; c'est le sang, encore et toujours ce sang qui relie tous les événements de ma vie.

J'ai 13 ans et une corde de guitare à la main. La plus fine, la plus petite (la plus coupante?). Je m'entoure le poignet? Non! Ce serait bien trop facile de m'ouvrir les veines, de me soulager de la vie, bien trop facile et tellement banal... Je pose la corde sur l'une de mes cuisses (la droite), je la tend, un bout dans chaque main, puis je soulève ma cuisse et effectue un mouvement de friction (de droite à gauche) contre cette corde. Méthodiquement, toujours de la même manière : je lève ma cuisse, je descend la corde, je frotte. Je la sens de plus en plus présente, elle déchire ma chair, la brûle pour mieux la meurtrir... Des gouttes de sang perlent de ma cuisse enflammée. Je n'ai pas mal, je ne souffre pas mais je hurle, hurle comme une folle, comme par réflexe ou par devoir, sentant cette corde s'enfoncer dans ma chair un peu plus à chaque va et vient.Je me sens enfin vivre...On frappe! On frappe à la porte! On frappe, on frappe, on frappe!! On crie mon nom, on m'appelle: "ça va?!".

Et je ne réponds pas. Qu'ai je à répondre? Oui tout va bien? Mais qu'est ce que ce tout? Et est ce que je me sens vraiment bien? Oui je me sens vivre mais après... c'est un peu plus complexe n'est ce pas ? Qu'est ce que ça peut vouloir dire tout ça ?...

Le souvenir s'évanouit à son tour...M'abandonnant à l'abîme béant de mon esprit...Je fouille encore et encore. Ouvre chaque tiroir de ma conscience, mais je n'y trouve plus rien. Le black-out total...

J'ouvre les yeux, dans cette chambre vide, qui a bien due être la mienne un jour, je reconnais tous ses posters, tous ses visages mais je n'en reconnais plus les sourires, les couleurs, les odeurs... c'est comme si tout à coup ma vie me semblait fade, dénué de sens... Complètement vide, plus rien ne m'appartient j'ai l'impression. Je suis là.

Dans ce qu'ils appellent « ma » chambre mais je ne sens plus ma présence...

Je referme le bouquin dont j'avais entrepris la lecture... Si je n'arrive pas à garder le fil de mes pensées, puis-je suivre celle d'une autre personne?...
# Posté le lundi 14 août 2006 19:34